(95) Cergy-Pontoise

Le réseau de chaleur bois de Cergy-Pontoise

Lorsque Marc DENIS, Vice-Président délégué à la Politique Énergétique de 2001 à 2008, a été élu à la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise, son objectif était de réintroduire l’énergie en tant que politique publique. Une délégation à l’énergie a alors été créée au sein de la Communauté, afin que la collectivité se réapproprie ce champ global et transverse.

 

En tant que collectivité consommatrice, la Communauté d’agglomération a d’abord renégocié ses contrats d’approvisionnement. Elle économise ainsi 60 000 euros par an. Un diagnostic énergétique des principaux bâtiments a ensuite été réalisé : Hôtel d’agglomération, piscine, ateliers techniques, centre horticole… En termes d’actions, les feux tricolores ont progressivement été équipés avec des LED (diodes électroluminescentes) et un appel d’offres pour l’éclairage public a été lancé, avec un objectif de maîtrise de l’énergie, assorti de critères de pondération des offres.

 

La collectivité peut également devenir productrice et distributrice. Une première centrale photovoltaïque a été installée sur la terrasse de l’Hôtel d’agglomération en 2007, lors de la réfection de l’étanchéité du toit.

 

 

 

Dans l’optique de devenir productrice et distributrice d’énergie, la Communauté d’agglomération s’est engagée dans la réalisation d’un réseau de chaleur bois avec, notamment, la construction d’une chaufferie bois d’une capacité thermique de 25 MW, implantée à Saint-Ouen-l’Aumône (95) et inaugurée en décembre 2009. Elle remplace en grande partie la chaufferie centrale de l’agglomération utilisée pour le chauffage hivernal des logements à partir de fioul lourd et de charbon. Ce projet a été plutôt difficile à lancer car, il y a une dizaine d’année, l’énergie bois n’était pas très « considérée » en Île-de-France. Il existait de réels blocages culturels sur ce sujet. L’ADEME et l’ARENE ont néanmoins soutenu ce projet dès le départ.

Ce choix de la biomasse est issu d’une réflexion plus globale concernant le potentiel local en bois d’élagage et en plaquettes. L’enjeu macro est de promouvoir quelques projets locaux, afin de structurer la demande régionale. Au niveau micro, il s’agit également de faire évoluer le chauffage urbain, pour des raisons environnementales, mais aussi économiques, puisqu’auparavant, il était uniquement alimenté par des énergies fossiles (fuel et charbon).

 

Ce projet doit permettre d’amortir les effets de l’augmentation des prix de l’énergie pour les habitations reliées au réseau. En effet, avec plus de 60 % de leur consommation annuelle d’eau chaude produite à partir de sources d’énergie renouvelables, leur facture bénéficiera d’une TVA à 5,5 % au lieu de 19,6 %.

 

Une fiche réalisée par l'ARENE Île-de-France est disponible en téléchargement ici

Crédit photos : Lionel PAGES (Hôtel d'agglomération de Cergy-Pontoise) ; Phototèque Dalkia (Chaufferie de Saint-Ouen-l'Aumône)

Le réseau de chaleur bois de Cergy-Pontoise

 

Lorsque Marc DENIS, Vice-Président délégué à la Politique Énergétique de 2001 à 2008, a été élu à la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise, son objectif était de réintroduire l’énergie en tant que politique publique. Une délégation à l’énergie a alors été créée au sein de la Communauté, afin que la collectivité se réapproprie ce champ global et transverse.