(92) Tour de France de l'Énergie : centre sportif des Raguidelles

raguidelles4 redInaugurée en octobre 2012, la chaufferie biomasse du centre sportif des Raguidelles à Suresnes alimente en chauffage un ensemble de 9.000 m2 composé d’une piscine, d’un groupe scolaire et d’un centre sportif. Visite à l'occasion du 6e tour de France de l'Énergie organisé par l'Arene.

 

Située sur les hauteurs de Suresnes, le centre sportif des Raguidelles a fait l’objet d’une rénovation privilégiant le développement durable. Chaufferie biomasse, panneaux solaires, système de filtration et récupération des eaux, tout a été pensé pour réduire l’impact énergétique.

Une chaufferie biomasse a été installée au sous-sol du centre sportif, alimentant en chauffage la piscine, le gymnase attenant et un groupe scolaire, soit un ensemble d’environ 9 000 m2
Installer ce type de chaufferie biomasse en centre ville dans une zone fortement urbanisée est une vraie nouveauté en Île-de-France. Ce projet avait été retenu lors de l’appel à projets biomasse de l’Ademe en 2012.

La chaudière biomasse d’une puissance de 600kW installée par Dalkia a remplacé quatre chaudières au fioul âgées d’une trentaine d’années. Elle permet d’assurer 80% des besoins de chauffage du groupe scolaire et du centre sportif des Raguidelles à partir d’énergie renouvelable, le reste étant produit (en période de forte consommation) par deux chaudières d’appoint au gaz naturel. Ce choix d’une chaufferie biomasse a permis de réduire de 850 tonnes chaque année les émissions de CO2 du site et diminué la facture énergétique du site de moitié.

La chaudière consomme des granulés de bois issus des déchets de l’industrie du bois. Le fournisseur, de la région d’Orléans, récupère les cendres qui sont utilisées pour l’épandage agricole…

Par ailleurs, le toit du centre sportif a été également doté de 70 m2 de panneaux solaires, utilisés pour préchauffer l’eau des deux bassins (600 et 500 m3 d’eau). En l’absence de soleil, les chaudières gaz prennent la relève, afin de maintenir la température constante. La chaleur est également récupérée sur les cheminées afin de réchauffer les bassins. Rien ne se perd, tout se récupère…

L’équipe réfléchit à mieux valoriser les eaux de pluie, qui sont stockées dans l’ancienne cuve à fioul, dégazée et nettoyée, mais dont seulement 6 m3 sur 50 sont valorisés. Les eaux de la piscine sont elles récupérées par la régie Sepur et utilisées pour le nettoyage des rues…

Enfin, le système de filtration de l’eau a été revu, pour adopter une filtration à diatomées, de la poudre d’algues microscopiques fossilisées. Plus efficace et plus économique, il a permis de réduire la consommation en eau de la piscine de 35.000m3 par an. Ce filtrage naturel permet de moins utiliser de chlore, et l’équipe envisage d’adopter le chlore gazeux, plus simple à injecter, moins dangereux et plus réactif dans un proche avenir.

Cette opération, d’un coût total de 1 500 000€ a été subventionnée par l’ADEME (83 600 €), la Région Île-de-France (83 600 €) et le Conseil Général des Hauts-de-Seine (50 000 €).